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William BLAKE

Né en 1754 et mort en 1827 à Londres, 

Portrait de William BLAKE

Ignoré de son temps, le peintre, poète et graveur anglais William Blake ne trouva le succès qu’à titre posthume. Considéré aujourd’hui comme un auteur et artiste britannique phare, William Blake fait l’objet d’une ambitieuse exposition à la Tate Britain de Londres, du 11 septembre 2019 au 2 février 2020.

Il aurait eu depuis son plus jeune âge des visions. La première intervint dès l’âge de quatre ans quand il vit Dieu et qu’il hurla de frayeur. Aux environs de neuf ans, il aurait vu à Londres un arbre empli d’anges aux ailes resplendissantes comme des étoiles. En d’autres occasions, il vit également des figures angéliques parmi des fermiers. Il fut donc longtemps considéré comme un fou, fut l’immense poète, graveur et visionnaire que l’on sait, – éternel enfant, éternel « primitif » que son ardeur imaginative, son lyrisme, sa violence condamnèrent à n’avoir de renommée que posthume. Autodidacte, Blake dénonce la raison tyrannique des philosophes, s’enflamme pour la révolution. Ses admirations sont aussi significatives que ses refus. Il préfigure quelques-unes des lignes de force du romantisme et goûte certains de ses grands intercesseurs, Swedenborg, Shakespeare, Dürer. Une vie intérieure puissante, une simplicité mystérieuse et désarmante guide son bras. Dans Le Mariage du Ciel et de l’Enfer, il proclame l’unité humaine, attaque la prudence et le calcul au nom de l’épanouissement de l’être réconciliant désir, sagesse et raison. L’amour comme la haine étant nécessaires à la vie, c’est le choc des contraires qui provoque le surgissement de la force créatrice et la progression de l’être individuel. Il oppose ainsi la raison à la vision intuitive, à laquelle va sa préférence. « L’astre Blake étincelle dans cette reculée région du ciel où brille aussi l’astre Lautréamont. Lucifer radieux, ses rayons revêtent d’un éclat insolite les corps misérables et glorieux de l’homme et de la femme » (Gide).

Certains poèmes sont simples mais profonds alors que d’autres sont quasiment inaccessibles. Trop pauvre pour faire face aux frais d’impression de ses œuvres, Blake se fait son propre éditeur et imagine d’y appliquer son écriture, mise en relief par la morsure sur des plaques de cuivre. Il publie ainsi ses Songs of Innocence, ornées de ses dessins (1789, pet. in-8), œuvre singulière, qui eut du succès, ce qui l’encouragea à donner successivement, sous la même forme: Books of prophecy (1791) ; Gates of paradise (1793) ; America, a prophecy (1793, in-fol.) ; Europe, a prophecy (1794, in-fol.) ; Songs of Experience (1794).

En même temps, il fait figurer dans plusieurs expositions de l’Académie royale des peintures allégoriques, historiques et religieuses. Il publie en 1790 The Marriage of Heaven and Hell (in-quarto), satire du Heaven and Hell de Swedenborg. En 1797, il entreprend une édition illustrée par lui des Nuits de Young, qu’il laisse inachevée, puis il part vivre à Felpham dans le Sussex de l’Ouest, auprès du poète William Hayley, faisant des dessins pour celui-ci, et peignant quelques portraits, et ne revient à Londres qu’au bout de trois ans. Ses quarante dessins gravés par Luigi Schiavonetti (en) pour une édition du poème The Grave (1808, gr. in-quarto) de Blair sont très admirés, de même que sa grande estampe, le Pèlerinage de Canterbury (1809).

Enthousiasmé par la révolution française, il faillit être arrêté pour avoir défendu les principes révolutionnaires au cours d’une discussion avec un soldat.

La mort de William Blake interrompt l’illustration de The divine comedy (1825-1827) de Dante. Il est enterré, en compagnie de sa femme, au cimetière de Bunhill Fields de Londres.

En conclusion, l’art graphique de Blake était, comme sa poésie, un défi aux conventions du XVIII ème siècle. Blake peignait essentiellement des sujets religieux. Certains critiques virent pourtant dans cet ensemble monumental, dans la complexité et la modernité de sa mythologie ésotérique, une anticipation de la psychanalyse.

Zone de Texte: Jerusalem

And did those feet in ancient time
Walk upon England's mountains green?
And was the holy Lamb of God
On England's pleasant pastures seen?

And did the Countenance Divine
Shine forth upon our clouded hills?
And was Jerusalem builded here
Among these dark Satanic mills?

Bring me my bow of burning gold:
Bring me my arrows of desire:
Bring me my spear: O clouds unfold!
Bring me my chariot of fire.

I will not cease from mental fight,
Nor shall my sword sleep in my hand
Till we have built Jerusalem
In England's green and pleasant land.
Entre-temps, il continue de composer, d’illustrer et d’imprimer des poèmes étranges, empreints d’un mysticisme obscur : Jerusalem: the emanation of the Giant Albion ; Milton, a poem avec And did those feet in ancient time (1804) ; Job (1826) ; etc. Le plus original est le dernier ; c’est aussi celui dont les gravures sont les plus finies. Tous ces volumes sont aujourd’hui fort recherchés, surtout les exemplaires mis en couleurs par l’artiste lui-même. On lui doit l’Hymne Jérusalem https://youtu.be/C79L3vjKAWQ.

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