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Pierre Paul RUBENS

Pierre Paul Rubens ou Petrus Paulus Rubens, ou Peter Paul Rubens en néerlandais, et Pietro Paolo Rubens à partir de 1608, né le 28 juin 1577 à Siegen (Nassau-Siegen) et mort le 30 mai 1640 à Anvers, est un peintre baroque flamand. C’est seulement en 1591 que commence son apprentissage comme peintre, chez Verharcht et finalement chez Van Veen, grand érudit connu de tous à Anvers. Il est admis à la Guilde de St Luc en 1598. Entre 1600 et 1608, il poursuit son apprentissage, à Venise en Italie où il peut étudier le Tintoret, Véronèse et le Titien, puis à Rome et enfin à la cour du Duc de Mantoue. Durant cette période, il peint des portraits de nobles génois, des retables, dont « Sainte Hélène à la vraie croix « ou » St Grégoire », ou encore »la famille Gonzague « , qui présente un double trompe-l’oeil. Rentré précipitamment à Anvers en 1608 car sa mère se meurt, il y reste et s’y mariera en 1609 avec Isabelle Brant, union qu’il célèbre dans le double portrait sous le chèvrefeuille. Plusieurs commandes commencent à affluer : 2 triptyques en 1610: « L’érection de Croix » et » la Descente de Croix », reflétant son étude de Michel Ange; un « Samson et Dalila ». Et le tableau des « 4 Philosophes » sorte d’hommage au néo-stoïcisme. Entre 1610 et 1620, il peint beaucoup de retables dont « le grand Jugement dernier » ; et des scènes mythologiques telles que « Le Combat des Amazones ». La décennie suivante est marquée par la commande de Marie de Médicis, reine de France, d’une série représentant sa vie pour la réhabiliter après son exil. Aidé par un atelier important, Rubens produit une œuvre considérable dans des genres divers. Il accepte de peindre un grand nombre de portraits mais, « d’instinct plus porté aux grands travaux qu’aux petites curiosités » comme il l’écrivait lui-même, il prête peu d’attention aux détails, qu’il ne peint pas en profondeur et dessine de quelques traits. En effet, il va travailler à un rythme extrêmement productif, réalisant 1403 peintures selon le catalogue de Michel Jaffé. Il réalise surtout de grands projets religieux, des peintures mythologiques, et d’importantes séries de peintures historiques.Il était prisé des Grands pour l’érudition et le charme de sa conversation. Sa femme meurt en 1626. En 1630 il décide de se remarier avec Hélène Fourmant, très jeune femme, qu’il peindra souvent en costume de mariée, avec ses enfants, dans leur jardin. Bien sûr, il continue sa production avec des triptyques, des cartons…et le célèbre tableau de la « Kermesse ». Le roi d’Angleterre lui commande la décoration du plafond de Whitehall qui a pour thème la consécration de la famille royale. Rubens est malade et il passe désormais plus de temps à la campagne dont il fera de beaux paysages. Il s’éteint en 1640

Portrait Pierre-Paul RUBENS
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BRUEGHEL L’ANCIEN

Portrait

Pieter Brueghel l’Ancien (vers 1525-1569) est l’un des grands noms de la peinture flamande du XVIe siècle ;  dans le mouvement de la renaissance nordique.

On ne sait pas grand chose de Pieter Brueghel dit l’Ancien, sa naissance est trouvée par déduction entre 1525 et 1530. Il est mort dans la fleur de l’âge en 1569.  » medio aetatis flore « 

Son nom apparaît pour la première fois en 1551 à Anvers : Il est reçu maître de la guilde de Saint-Luc. L’année suivante il voyage en Italie. On pense qu’il fréquentait tout autant les riches mécènes que les campagnards chez lesquels il était invité. En 1562, il quitte Anvers et s’installe à Bruxelles où il épouse l’année suivante la fille du peintre Pieter Coecke van Aelst. En 1564 naît son premier fils Pieter Brueghel, dit le Jeune et en 1568 le second, Jan, dit de Velours : Le premier, Pieter Brueghel le Jeune, dit Brueghel d’Enfer, qui a longtemps été imitateur de l’art de son père, est aussi connu pour ses nombreuses représentations d’incendie. Le second, Jan Brueghel l’Ancien, dit Brueghel de Velours, est célèbre pour ses motifs floraux, ses compositions bibliques et allégoriques. La famille compte d’autres peintres célèbres : Pieter Brueghel III et Jan Brueghel II, petits-fils de de Brueghel, ainsi que Jan van Kessel,arrière-petit-fils du peintre et père de Ferdinand de Kessel et Jan van Kessel II, respectivement peintres baroques flamands.

En l’absence de biographe, nous en sommes réduits aux suppositions, à commencer par son nom, est un toponyme ou son patronyme ?

Brueghel a d’abord été un dessinateur hors pair, effectuant de nombreux dessins et croquis pour le compte d’un imprimeur et marchand d’estampes à Anvers. On mentionne 67 dessins de Pieter Brueghel l’Ancien. Il « était un homme tranquille, sage, et discret ; mais en compagnie, il était amusant et il aimait faire peur aux gens ou à ses apprentis avec des histoires de fantômes et mille autres diableries ». Brueghel s’amuse et amuse, mais fréquente aussi les intellectuels de son temps et possède un grand savoir littéraire. Brueghel fait partie, avec Jan van Eyck, Jérôme Bosch et Pierre Paul Rubens, de l’École flamande.

Brueghel s’affranchit très tôt des techniques de peinture des grands maîtres italiens. Sa peinture et ses tableaux sont aussi différents des primitifs flamands et de leurs représentations réalistes. L’art de Brueghel mélange ces nouvelles préoccupations de l’art figuratif. Témoin des aléas de la vie rurale, il livre une succession d’œuvres lumineuses, où fourmillent de très nombreux personnages, dans un brillant exercice pictural.

La peinture de Pieter Brueghel l’Ancien est classée en trois grandes périodes qui témoignent de l’éclectisme de l’artiste. La première période est celle des grandes compositions où sont représentés des dizaines de personnages pris sur le vif (voir Le Combat de carnaval et carême). La deuxième période regroupe les tableaux appartenant au Cycle des mois. Enfin, on distingue une troisième et dernière période dans la peinture de Brueghel : les grands personnages isolent le paysage, relégué au second plan, comme dans Les Mendiants. Les scènes villageoises sont en permanence au centre de ses peintures et, lorsque le sujet est religieux (voir son tableau La Chute des anges), il est a priori accessoire par rapport à la composition générale et à l’histoire que raconte l’œuvre. Brueghel ouvre l’art à la peinture rurale, dite profane, à laquelle Robert Campin et van Eyck apporteront ses lettres de noblesse. Brueghel appréciait tout particulièrement se mélanger aux paysans de sa région, participant de nombreuses fois à des mariages et autres rassemblements populaires. C’est ainsi qu’il reproduit les scènes paysannes qu’il observe, rapportant avec drôlerie et finesse la légèreté de leurs fêtes et de leurs jeux. Brueghel est d’ailleurs surnommé « Brueghel le Drôle » par ses contemporains, tant il aimait rire et s’amuser en compagnie de ses amis paysans.

Les tableaux de Brueghel l’Ancien illustrent dans des paysages grandioses, des compositions où s’agitent de multiples personnages (ainsi que le faisait Jérôme BOSCH). Il donne à ses personnages une incomparable présence physique, sans jamais à individualiser ses modèles. Tous les types de personnages coexistent tels qu’ils sont, dans leur humanité dans la joie comme dans la tristesse. En étudiant de près chacune de ses œuvres en les croisant avec des proverbes ou les textes de la bibles, ou des faits historiques du XVIe siècle on finit par découvrir des messages.

« Dans toutes ses œuvres, il y a toujours quelque chose à comprendre en plus de ce qui est peint », écrivait Ortelius.

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Hyppolite FLANDRIN

Ecole néoclassique de la peinture française

Grand prix de Rome 1832

Hippolyte Flandrin est l’élève de Jean-Auguste-Dominique Ingres, son travail est représentatif du mouvement néo-classique. Après avoir obtenu le premier grand prix de Rome de peinture en 1832, il part pour la villa Médicis à Rome. Il pratique d’abord la peinture d’histoire, avant de se tourner vers la peinture religieuse, dont il est avec Alphonse Le Hénaff un des rénovateurs de ce siècle. Son Jeune homme nu assis au bord de la mer peint à Rome en 1836, est une de ses œuvres les plus réputées. Il exécute les peintures murales de l’église Saint-Séverin, Saint-Germain-des-Prés et de Saint-Vincent-de-Paul à Paris. En 1853, Flandrin est élu membre de l’Académie des beaux-arts. En 1863, sa santé déclinante le pousse à retourner en Italie, où il meurt de la variole. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise. Parmi les talents issus de ce mouvement de réaction que suscitèrent, presque au lendemain du succès, les abus de pouvoir et les entraînements de l’école romantique, parmi les peintres dont les débuts remontent à un quart de siècle environ, Hippolyte Flandrin est celui qui a le mieux tenu ses promesses, le plus exactement marqué sa place et défini sa foi.

FLANDRIN

Jean Hippolyte Flandrin, dit Hippolyte Flandrin,

né à Lyon le 23 mars 1809 et

mort à Rome le 21 mars 1864,

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William BLAKE

Né en 1754 et mort en 1827 à Londres, 

Portrait de William BLAKE

Ignoré de son temps, le peintre, poète et graveur anglais William Blake ne trouva le succès qu’à titre posthume. Considéré aujourd’hui comme un auteur et artiste britannique phare, William Blake fait l’objet d’une ambitieuse exposition à la Tate Britain de Londres, du 11 septembre 2019 au 2 février 2020.

Il aurait eu depuis son plus jeune âge des visions. La première intervint dès l’âge de quatre ans quand il vit Dieu et qu’il hurla de frayeur. Aux environs de neuf ans, il aurait vu à Londres un arbre empli d’anges aux ailes resplendissantes comme des étoiles. En d’autres occasions, il vit également des figures angéliques parmi des fermiers. Il fut donc longtemps considéré comme un fou, fut l’immense poète, graveur et visionnaire que l’on sait, – éternel enfant, éternel « primitif » que son ardeur imaginative, son lyrisme, sa violence condamnèrent à n’avoir de renommée que posthume. Autodidacte, Blake dénonce la raison tyrannique des philosophes, s’enflamme pour la révolution. Ses admirations sont aussi significatives que ses refus. Il préfigure quelques-unes des lignes de force du romantisme et goûte certains de ses grands intercesseurs, Swedenborg, Shakespeare, Dürer. Une vie intérieure puissante, une simplicité mystérieuse et désarmante guide son bras. Dans Le Mariage du Ciel et de l’Enfer, il proclame l’unité humaine, attaque la prudence et le calcul au nom de l’épanouissement de l’être réconciliant désir, sagesse et raison. L’amour comme la haine étant nécessaires à la vie, c’est le choc des contraires qui provoque le surgissement de la force créatrice et la progression de l’être individuel. Il oppose ainsi la raison à la vision intuitive, à laquelle va sa préférence. « L’astre Blake étincelle dans cette reculée région du ciel où brille aussi l’astre Lautréamont. Lucifer radieux, ses rayons revêtent d’un éclat insolite les corps misérables et glorieux de l’homme et de la femme » (Gide).

Certains poèmes sont simples mais profonds alors que d’autres sont quasiment inaccessibles. Trop pauvre pour faire face aux frais d’impression de ses œuvres, Blake se fait son propre éditeur et imagine d’y appliquer son écriture, mise en relief par la morsure sur des plaques de cuivre. Il publie ainsi ses Songs of Innocence, ornées de ses dessins (1789, pet. in-8), œuvre singulière, qui eut du succès, ce qui l’encouragea à donner successivement, sous la même forme: Books of prophecy (1791) ; Gates of paradise (1793) ; America, a prophecy (1793, in-fol.) ; Europe, a prophecy (1794, in-fol.) ; Songs of Experience (1794).

En même temps, il fait figurer dans plusieurs expositions de l’Académie royale des peintures allégoriques, historiques et religieuses. Il publie en 1790 The Marriage of Heaven and Hell (in-quarto), satire du Heaven and Hell de Swedenborg. En 1797, il entreprend une édition illustrée par lui des Nuits de Young, qu’il laisse inachevée, puis il part vivre à Felpham dans le Sussex de l’Ouest, auprès du poète William Hayley, faisant des dessins pour celui-ci, et peignant quelques portraits, et ne revient à Londres qu’au bout de trois ans. Ses quarante dessins gravés par Luigi Schiavonetti (en) pour une édition du poème The Grave (1808, gr. in-quarto) de Blair sont très admirés, de même que sa grande estampe, le Pèlerinage de Canterbury (1809).

Enthousiasmé par la révolution française, il faillit être arrêté pour avoir défendu les principes révolutionnaires au cours d’une discussion avec un soldat.

La mort de William Blake interrompt l’illustration de The divine comedy (1825-1827) de Dante. Il est enterré, en compagnie de sa femme, au cimetière de Bunhill Fields de Londres.

En conclusion, l’art graphique de Blake était, comme sa poésie, un défi aux conventions du XVIII ème siècle. Blake peignait essentiellement des sujets religieux. Certains critiques virent pourtant dans cet ensemble monumental, dans la complexité et la modernité de sa mythologie ésotérique, une anticipation de la psychanalyse.

Zone de Texte: Jerusalem

And did those feet in ancient time
Walk upon England's mountains green?
And was the holy Lamb of God
On England's pleasant pastures seen?

And did the Countenance Divine
Shine forth upon our clouded hills?
And was Jerusalem builded here
Among these dark Satanic mills?

Bring me my bow of burning gold:
Bring me my arrows of desire:
Bring me my spear: O clouds unfold!
Bring me my chariot of fire.

I will not cease from mental fight,
Nor shall my sword sleep in my hand
Till we have built Jerusalem
In England's green and pleasant land.
Entre-temps, il continue de composer, d’illustrer et d’imprimer des poèmes étranges, empreints d’un mysticisme obscur : Jerusalem: the emanation of the Giant Albion ; Milton, a poem avec And did those feet in ancient time (1804) ; Job (1826) ; etc. Le plus original est le dernier ; c’est aussi celui dont les gravures sont les plus finies. Tous ces volumes sont aujourd’hui fort recherchés, surtout les exemplaires mis en couleurs par l’artiste lui-même. On lui doit l’Hymne Jérusalem https://youtu.be/C79L3vjKAWQ.

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