Ancêtre du père Noël, dont le nom anglais Santa Claus le reflète bien, Nicolas de Myre est un saint fêté dans de nombreux pays européens. En France, le jour est également célébré dans le nord et l’Est du pays.
Nicolas de Myre naît vers 270 après Jésus-Christ à Patare, une petite ville maritime en Lycie, au sud de l’actuelle Turquie. Il grandit dans une famille qui pratique le christianisme. Enfant plutôt calme et discret, il fréquente peu les autres enfants de son âge et préfère passer son temps avec les adultes. Ses parents sont emportés par la peste dès son enfance.
Son oncle Nicolas l’ancien, archevêque de Myre, garde un œil sur lui et l’ordonne prêtre et nommé supérieur au monastère de Sainte-Sion. Son oncle périt et le Père Jean succède ce dernier à la position d’archevêque. Nicolas se décide alors à un pèlerinage en Terre sainte, et réalise au passage de multiples miracles, devenant ainsi thaumaturge. Il revient à Myre au moment même où l’archevêque Jean meurt. Les évêques sont réunis en assemblée et le Saint-Esprit leur intime de désigner le premier prêtre qui arrivera à l’église le lendemain. Nicolas franchit la porte dès l’aube et se voit nommé archevêque de Myre.
De nombreuses légendes existent à son sujet. Une des plus anciennes histoires de la vie de saint Nicolas concerne un de ses voisins de maison qui avait trois filles en âge de se marier, mais qui ne disposait pas d’argent pour leur dot. Pour sauver les trois filles destinées à la prostitution, Nicolas, une nuit, lança par la fenêtre de la maison du voisin une bourse remplie d’argent et se sauva tout de suite pour ne pas se faire reconnaître. Grâce à ce don, le voisin réussit à faire épouser sa fille aînée. Le mystérieux bienfaiteur répéta son geste généreux deux autres fois, mais la troisième fois le père des jeunes filles réussit à temps à reconnaître le mystérieux bienfaiteur qui cependant supplia de ne rien dire à personne. Une autre histoire parle de trois jeunes étudiants de théologie en voyage vers Athènes. Le patron de l’auberge où s’étaient arrêtés les jeunes pour la nuit l’aubergiste vola leurs biens et les tua, en cachant leurs corps dans un tonneau. L’évêque Nicolas, en voyage lui aussi vers Athènes, s’arrêta dans la même auberge et vit en songe le délit commis par l’aubergiste. Par la prière, Saint Nicolas obtint le miracle du retour à la vie des trois jeunes et de la conversion de l’aubergiste méchant. Cet épisode, tout comme celui de la miraculeuse de la miraculeuse libération de Basile, un garçon enlevé par les pirates et vendu comme échanson à un émir (la légende raconte qu’il est réapparu mystérieusement dans la maison de ses parents avec dans les mains la coupe d’or du souverain étranger) contribua à faire de Nicolas patron des jeunes et des enfants.
Pendant sa jeunesse, Nicolas s’embarqua pour un pèlerinage en Terre Sainte. Parcourant les mêmes routes que Jésus, Nicolas pria de pouvoir faire une expérience encore plus profonde de proximité à la vie et aux souffrances de Jésus. Sur le chemin du retour se déchaîna une grosse tempête, et le navire sur lequel il voyageai faillit couler. Nicolas se mit calmement en prière, puis le vent et les vagues se calmèrent à l’improviste, suscitant l’étonnement des marins qui craignaient un naufrage.
En Lorraine on fête encore la Saint-Nicolas. Saint-Nicolas est le patron des marins et des marchands et des enfants. S’il n’est pas fêté partout, Saint-Nicolas a néanmoins donné naissance à un personnage bien connu : le père Noël. Saint-Nicolas, devenu Sinterklaas puis Santa Claus, est pratiquement fêté dans le monde entier sous cette autre forme. En émigrant aux États-Unis au XIXe siècle, des familles des Pays-Bas transportent le mythe de Saint-Nicolas.
Le livre de la Genèse raconte le retour de Jacob sur sa terre natale de Canaan, après qu’il ait travaillé plusieurs années pour le compte de son oncle Laban. Il voyage avec ses deux femmes (Léa et Rachel filles de Laban) Revenu à Canaan, Jacob est demeuré seul pour prier sur la rive du Jabbock après avoir pris diverses dispositions en vue des retrouvailles redoutées avec son frère Ésaü. Durant la nuit et jusqu’à l’aube, il lutte contre un mystérieux adversaire, un ange ? Jacob reçoit sa bénédiction ainsi que le nouveau nom d’Israël sous lequel sa descendance sera désormais connue.
Rembrandt – 1659 – 137 x 116cm Staatliche Museen Berlin
Genèse chapitre 32, 22-31 « Cette même nuit, il se leva, prit ses deux femmes, ses deux servantes, ses onze enfants et passa le gué du Yabboq. Il les prit et leur fit passer le torrent, et il fit passer aussi tout ce qu’il possédait. Et Jacob resta seul. Quelqu’un lutta avec lui jusqu’au lever de l’aurore. Voyant qu’il ne le maîtrisait pas, il le frappa à l’emboîture de la hanche, et la hanche de Jacob se démit pendant qu’il luttait avec lui. Il dit : Lâche-moi, car l’aurore est levée, mais Jacob répondit : Je ne te lâcherai pas, que tu ne m’aies béni. Il lui demanda : Quel est ton nom ? – Jacob, répondit-il. Il reprit : On ne t’appellera plus Jacob, mais Israël, car tu as été fort contre Dieu et contre tous les hommes et tu l’as emporté. Jacob fit cette demande : Révèle-moi ton nom, je te prie, mais il répondit : Et pourquoi me demandes-tu mon nom ? et, là même, il le bénit. Jacob donna à cet endroit le nom de Penuel, car, dit-il, j’ai vu Dieu face à face et j’ai eu la vie sauve. Au lever du soleil, il avait passé Penuel et il boitait de la hanche. »
Biographie de Rembrandt : Né à Leyde aux Pays-Bas le 15 juillet 1606, d’un père meunier, Rembrandt Harmenszoon van Rijn semble tout d’abord se destiner à une carrière plus intellectuelle. Parlant déjà le latin, il entre à l’université dès sa quatorzième année mais ne tarde pas à réaliser que ce chemin ne lui convient pas. Attiré par l’art, il décide plutôt de suivre des cours auprès du peintre Jacob Van Swanenburgh. Poursuivant dans cette voie, il se rend à Amsterdam dans l’atelier du peintre d’histoire Pieter Lastman et y parfait ses techniques pendant six mois avant de retourner à Leyde. À 18 ans seulement, Rembrandt y ouvre son atelier en compagnie de son ami Jan Lievens. C’est là qu’il s’applique à développer son style, s’extirpant des techniques trop académiques. Fort d’un succès naissant, il finit par accueillir de plus en plus d’élèves. En 1634, Rembrandt par son mariage avec Saskia van Uylenburgh, nièce d’un marchand d’art se trouve en contact avec quelques personnages hauts placés. Ceux-ci reconnaissant un artiste talentueux lui commandent diverses œuvres qui le lancent. Malheureusement deux de ses enfants sont emportés par la mort puis un troisième enfant, qui ne survit pas longtemps. Le quatrième, Titus, doit grandir sans sa mère, qui meurt en 1642. L’artiste n’est pas un homme solitaire. Dès 1643, Rembrandt entretient une relation amoureuse avec Geertje Dircx qui s’occupe de Titus, Rembrandt reprends ses réalisations artistiques. Sa nouvelle femme finit par être internée en 1649. Rembrandt la remplace par, Hendrickje Stoffels. Elle devient rapidement l’un de ses modèles. De cette union hors de l’Eglise naît une fille, Cornelia. À partir de 1656, Rembrandt est complètement ruiné et contraint de mettre en vente tous ses biens. Malheureusement, le peintre est à nouveau endeuillé en 1663 par la mort d’Hendrickje, emportée par la peste. Son fils Titus décède cinq ans plus tard.L’artiste s’éteint le 4 octobre 1669 à Amsterdam. Rembrandt laisse dans son sillage une œuvre remarquable où le baroque et l’art du clair-obscur dominent. L’artiste a réalisé de nombreux portraits, autoportraits, scènes bibliques et historiques, autant en peinture, qu’en dessin et gravure.
L’oeuvre : Rembrandt s’est limité à l’essence du récit. La signature en bas à droite qui semble une pièce rapportée.
Rembrandt n’a pas peint un moment historique particulier : il en fait un symbole d’une lutte générale de l’homme pour la grâce de Dieu. Nul décor, la scène est frappante, elle contraste avec les tableaux hollandais antérieurs montrant un environnement vivant. La mise à l’épreuve constante de l’homme est sûrement un thème dans la croyance chrétienne. Connaissant la biographie de Rembrandt, il n’est pas étonnant que ce thème soit particulièrement important. Cet homme a été maintes fois placé en situation de combat rationnel qui le mettait également à l’épreuve spirituelle.
Sur un fond brunâtre, alors que l’aurore arrive (le jour n’est pas levé encore), l’ange de blanc vêtu est éclairé par une lumière venue du ciel. Tout est centré sur l’interaction des deux figures, les regards suggèrent l’issue du combat. Ce combat a duré toute la nuit. Jacob paraît épuisé son regard est déjà loin, il enserre le corps de l’ange qui, les traits tirés, tente d’arracher la victoire en lui déboitant la hanche. La main droite de l’ange est passée derrière l’épaule de Jacob tandis que sa jambe appuyée sur un rocher au premier plan bloque son dos, de sa main droite l’ange repousse le bassin de Jacob en arrière.
Cette lutte se termine par le déboîtement de la hanche de Jacob. Jacob retient l’ange et malgré son épuisement, il lui demande de le bénir.
Le regard serein de l’ange et ses ailes déployées largement évoquent le moment final, lorsque la grâce de Dieu est accordée à Jacob.
L’homme s’est battu aussi pour se dépasser, sorti de sa solitude sur la rive non encore franchie du Yabboq, il s’est retrouvé dans un mano a mano qui se termine par une victoire :
Jacob subit une atteinte physique lui imposant la claudication, la marque est créatrice de sens, c’est un changement fondamental qui s’est produit.
Le nom donné d’Israël est évidemment liée à la Bénédiction: bénir (recevoir l’hommage d’un suppliant à genoux) et nommer sont actes de suzerain. En marquant Jacob (Israël), Dieu (ou le Récit) crée les conditions formelles de fonctionnement d’une « langue» nouvelle, dont l’élection d’Israël est le « message ». C’est le nom de sa descendance.
Les Pères de l’Église virent dans ce combat le symbole du combat spirituel et l’efficacité d’une prière instante et constante, pour remporter la victoire finale.
Peint pour le banquier Jean Pointel en 1648, ce sujet biblique tiré de la Genèse se situe au moment où Abraham donna mission à son vieil intendant, Eliézer, d’aller choisir en Mésopotamie une femme pour son fils Isaac. Eliezer rencontra Rebecca qui tirait l’eau. La jeune fille porte la main à son cœur en guise de reconnaissance au moment où Eliézer lui tend des bijoux en faisant la demande en mariage au nom de son maître. Le tableau a été réalisé pour le banquier Jean Pointel, grand amateur et ami de Poussin, en 1648. Selon Félibien, le peintre aurait exécuté le tableau sous les yeux de son commanditaire, qui se trouvait à Rome de 1647 à 1649. Le succès de la composition, dès son arrivée à Paris, valut à Pointel plusieurs offres d’amateurs qui voulaient acquérir la toile.
Nicolas Poussin 1648 huile sur toile 118 x 197cm Musée du Louvre, Aile Richelieu
EXTRAIT DE LA BIBLE
Genèse chapitre 24
« Le serviteur prit dix chameaux parmi les chameaux de son seigneur, et il partit, ayant à sa disposition tous les biens de son seigneur. Il se leva, et alla en Mésopotamie, à la ville de Nachor.
Il fit reposer les chameaux sur leurs genoux hors de la ville, près d’un puits, au temps du soir, au temps où sortent celles qui vont puiser de l’eau.
Et il dit : Éternel, Dieu de mon seigneur Abraham, fais-moi, je te prie, rencontrer aujourd’hui ce que je désire, et use de bonté envers mon seigneur Abraham !
Voici, je me tiens près de la source d’eau, et les filles des gens de la ville vont sortir pour puiser l’eau.
Que la jeune fille à laquelle je dirai : Penche ta cruche, je te prie, pour que je boive, et qui répondra : Bois, et je donnerai aussi à boire à tes chameaux, soit celle que tu as destinée à ton serviteur Isaac ! Et par là je connaîtrai que tu uses de bonté envers mon seigneur.
Il n’avait pas encore fini de parler que sortit, sa cruche sur l’épaule, Rebecca, née de Bethuel, fils de Milca, femme de Nachor, frère d’Abraham.
C’était une jeune fille très belle de figure ; elle était vierge, et aucun homme ne l’avait connue. Elle descendit à la source, remplit sa cruche, et remonta.
Le serviteur courut au-devant d’elle, et dit : Laisse-moi boire, je te prie, un peu d’eau de ta cruche.
Elle répondit : Bois, mon seigneur. Et elle s’empressa d’abaisser sa cruche sur sa main, et de lui donner à boire.
Quand elle eut achevé de lui donner à boire, elle dit : Je puiserai aussi pour tes chameaux, jusqu’à ce qu’ils aient assez bu.
[…]
Quand les chameaux eurent fini de boire, l’homme prit un anneau d’or, du poids d’un demi-sicle, et deux bracelets, du poids de dix sicles d’or.
Et il dit : De qui es-tu fille ? dis-le moi, je te prie. Y a-t-il dans la maison de ton père de la place pour passer la nuit ?
Elle répondit : Je suis fille de Bethuel, fils de Milca et de Nachor.
Elle lui dit encore : Il y a chez nous de la paille et du fourrage en abondance, et aussi de la place pour passer la nuit.
Alors l’homme s’inclina et se prosterna devant l’Éternel, en disant : Béni soit l’Éternel, le Dieu de mon seigneur Abraham, qui n’a pas renoncé à sa miséricorde et à sa fidélité envers mon seigneur ! »
Genèse, 24, 10-27, trad. de Louis Segond (1874-1880).
L’AUTEUR
Le nom de Nicolas Poussin (1594–1665) est associé au classicisme français et au règne de Louis XIII, bien que l’artiste ait passé la majeure partie de sa carrière à Rome.
Nicolas Poussin est né aux Andelys, dans la région normande, au sein d’une famille noble. Ses capacités pour le dessin sont vite identifiées et il semble avoir été formé aux côtés d’un peintre local. Sans en avertir sa famille, le jeune garçon se rend à Paris au début des années 1610, et trouve la protection d’un gentilhomme qui finance son apprentissage dans un atelier. À la fin de la décennie 1610, Poussin voyage en Italie, destination incontournable pour tout jeune amateur de peinture. Après un retour à Paris il finit par s’installer à Rome en 1624. Il trouve un climat favorable aux peintres français et travaille pour quantité de mécènes et d’amateurs qu’il fédère autour de lui. Poussin est un peintre de sujets historiques et religieux, dans lesquels il marie l’héritage antique et la tradition chrétienne. Lorsqu’il peint des sujets profanes, le peintre s’arrange pour apporter un double sens de lecture, moral. Très théâtral dans ses compositions de jeunesse, l’artiste assouplit sa touche et simplifie sa manière avec le temps. Il se tourne à la fin de sa vie vers le paysage, idéalisé. Continuant à travailler pour la cour du roi de France depuis l’Italie, le peintre voit sa santé décliner. Plusieurs de ses mécènes disparaissent. Nicolas Poussin meurt en 1665.
ANALYSE DU TABLEAU
La scène est quasi-thétrale par sa composition est ses lumières. Au premier plan sont mis en valeur, les deux personnages principaux. Rébecca habillée d’un bleu vif et Eliézer d’un jaune vif sont éclairés par une lumière artificielle venant de la gauche. Le reste est constitué de jeunes filles, mettant en valeur une grande variété de poses et d’expressions, qui prennent leur source dans l’étude des reliefs antiques. L’équilibre de la composition est aussi due au savant dosage des couleurs chaudes et froides, qui distinguent les personnages et qui les détachent d’un fond de paysage grandiose et calme animé par des architectures d’inspiration classique.
Il n’est donc pas question au départ d’un sujet précis, le commanditaire se gardant d’imposer des contraintes à Poussin. Ce dernier choisit l’épisode biblique de la rencontre d’Eliézer et Rébecca.
Arrivant près d’un puits avec ses dix chameaux, il rencontre, parmi les filles venant puiser l’eau, Rébecca, « très agréable à voir », qui lui donne à boire pour lui et pour ses chameaux. Eliézer y voyant un signe de Yahvé, offre à Rébecca un anneau d’or et deux bracelets.
Dans une approche typologique de la Bible, cette scène peut être interprétée comme préfigurant l’Annonciation à Marie. (vêtement bleu)
Poussin représente douze jeunes filles brossée telle des beautés antiques, autour des deux protagonistes, chacune ayant une attitude différente, dans un paysage orné d’architectures, en éliminant les chameaux.
Les visages de Rébecca et de ses douze compagnes, expriment de diverses façons les réactions provoquées par ce choix divin. Selon Guy de Compiègne, le thème de ce tableau est avant tout la fertilité. Poussin, exprime par la scène principale, et surtout le décor et du fond, cette fertilité notion récurrente dans son œuvre.
La fertilité est présente dans la partie gauche du tableau : Le puits, l’eau abondante, les cruches, l’architecture en arrière-plan habitée de multiples personnages et une tour aux douze fenêtres « dont les étages successifs rappellent la tradition méditerranéenne de construire un nouvel étage pour chaque génération »
A droite du tableau, du côté de Rebecca, séparé par un fossé on voit des bâtiments vides, des colonnes qui font écho aux trois femmes lascives du premier plan.
Ce groupe forme une frise s’étendant de part et d’autre du tableau, dominée par des courbes, ce qui contraste avec l’architecture et les différents plans perspectifs qui, par leurs lignes, viennent rappeler le format rectangulaire de l’œuvre.
La scène est théâtrale elle occupe les deux tiers inférieurs du tableau. Poussin présente cette scène de façon frontale, très accessible. De cette frise ne dépasse que la cruche de la jeune fille regardant le spectateur, mise également en avant par l’intersection des lignes des premiers tiers en haut du tableau. Eliézer est au centre de l’œuvre, sa main droite est à mi-hauteur, présentant à Rébecca un anneau. Chaque personnage tient une place calculée donnant un rythme à la l’espace. Les cruches rythmant l’espace de façon moins régulière.
La géométrie tient une grande place, les colonnes cylindriques ou bâtiments, puits, définissent un univers rationnel. Cette architecture fait apparaître deux sphères dont une au dessus des trois femmes de droite rayonne assure le triomphe de la raison.
Selon Milovan Stanic, il s’agirait de la conjonction de la Vertu (représentée par la base carrée) et de la Fortune (Fortuna en latin, déesse romaine qui distribue ses bienfaits au hasard), dont un des attributs principaux est le globe. Le puits, est un lieu de choix pour les noces mystiques, Rébecca, rencontre devant ce puits son destin, a d’ailleurs un prénom qui signifie « patience ».
PRIÈRE DE L’ASSOCIATION DES ENFANTS DE SAINT PHILIPPE NERI
Saint Philippe, Père bien-aimé de l’Oratoire !
Nous nous mettons sous votre protectionet nous vous présentons nos besoins.
Ils ne vous sont pas inconnus.
Jadis le Saint-Esprit a touché votre cœuret l’a enflammé d’un feu d’amour.
Rendez nous semblables à vous, obtenez-nous une vraie dévotion à l’Esprit-Saint.
Ne permettez pasque nous soyons les fils aux cœurs froidsd’un père brûlant d’amour.
Faites que l’Oratoire se révèlecomme une source de grâcespour les frères de la Congrégation,qu’ils soient affermis dans la charité familiale,et les prêtres, dans leur grâce sacerdotale.
Que la jeunesse y reçoivede quoi réchauffer son enthousiasme pour l’imitation de Jésus-Christ.
Que les malades y trouvent un soutien dans leur faiblesse.
Que les familles soient renouvelées,par votre intercession,dans la joie de leur vocation.